Ransomware 2026 : vos sauvegardes cloud à cloud sont‑elles vraiment prêtes ?

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En 2026, nombre de PME franciliennes s’imaginent protégées parce qu’elles ont migré leurs données dans Microsoft 365 ou Google Workspace. « C’est dans le cloud, donc c’est sauvegardé », entend‑on encore. C’est faux. Sans sauvegarde indépendante et cloud à cloud sérieuse, un simple ransomware ou une suppression malheureuse peut vous mettre à genoux.

Cloud n’est pas égal à sauvegarde, même si on vous le vend comme tel

Il faut le dire crûment : confondre stockage cloud et sauvegarde de données est une faute de gestion, pas un détail technique. En 2024, l’ANSSI rappelait déjà que les grands acteurs du cloud fonctionnent sur un modèle de responsabilité partagée : ils protègent l’infrastructure, vous protégez vos données.

Concrètement, chez Microsoft, Google ou Dropbox :

  • ils garantissent la disponibilité du service et la redondance matérielle,
  • mais ils ne garantissent pas que vous retrouverez un fichier supprimé il y a 120 jours,
  • ni que vous pourrez revenir à l’état d’avant un chiffrement massif par ransomware,
  • ni que l’employé malveillant qui vide un dossier partagé ne laissera aucune casse durable.

Leurs recycle bins sont des filets de sécurité, pas un plan de reprise d’activité. C’est brutal, mais c’est la réalité opérationnelle que nous voyons tous les mois en Île‑de‑France.

Un paysage 2026 sous haute pression : ransomware, erreurs humaines et SaaS partout

Les derniers rapports de Cybermalveillance.gouv.fr et de l’ANSSI le martèlent : les attaques par ransomware restent massives, et les PME représentent une cible privilégiée. Mais la statistique qui fait vraiment mal, c’est celle‑ci : la majorité des pertes de données en SaaS viennent encore… d’erreurs humaines ou de mauvaises manipulations.

Le cocktail 2026 est bien particulier :

  • Explosion des usages SaaS (Microsoft 365, Google Workspace, ERP cloud, CRM, outils métier),
  • Généralisation du télétravail et des postes distants mal maîtrisés,
  • Dépendance croissante à la facture électronique et aux flux dématérialisés,
  • Pression des cyberassurances qui exigent des mesures de sauvegarde rigoureuses.

Autrement dit : vous n’avez jamais autant vécu dans le cloud, et vos données n’ont jamais été aussi exposées.

Ce qu’une vraie sauvegarde cloud à cloud doit absolument faire

Une solution de télésauvegarde ou de sauvegarde cloud à cloud digne de ce nom ne se résume pas à « copier des fichiers quelque part ». C’est un outil de survie pour votre entreprise. À minima, elle doit :

1 - Sauvegarder toutes les briques critiques, pas seulement les fichiers

Pour une PME typique sous Microsoft 365, par exemple, il faut capturer :

  • les boîtes mail Exchange,
  • les espaces SharePoint,
  • les OneDrive individuels,
  • les équipes et canaux Teams (documents, mais aussi certaines métadonnées),
  • et, idéalement, les configurations clés (groupes, droits, etc.).

Sur Google Workspace, même combat : Gmail, Drive, Agenda, Contacts, éventuellement les partages Drive d’équipe. Une sauvegarde partielle, c’est une illusion de sécurité.

2 - Être totalement indépendante du fournisseur source

Une vraie sauvegarde cloud à cloud doit être stockée :

  • chez un prestataire distinct de votre fournisseur d’origine,
  • dans un environnement isolé logiquement, avec un autre jeu d’identifiants,
  • idéalement dans un datacenter situé en France ou en Europe, avec un cadre juridique clair.

C’est exactement la logique des solutions comme celles d’Oodrive, partenaire historique d’acteurs comme EPIXELIC, ou d’autres acteurs spécialisés du backup SaaS. Si votre sauvegarde tombe en même temps que votre tenant principal, vous n’avez pas une sauvegarde, vous avez un mirage.

3 - Permettre une restauration fine, rapide et documentée

Sur le terrain, ce qui distingue une bonne solution de sauvegarde d’un gadget, c’est la capacité à restaurer :

  • un fichier précis d’un collaborateur à une date donnée,
  • un dossier partagé entier avant sa corruption,
  • une boîte mail complète après le départ d’un salarié,
  • un ensemble de sites SharePoint à la suite d’un ransomware.

Avec des délais de restauration mesurés, documentés, intégrés à votre plan de reprise d’activité. Sans ça, vous restez dans le domaine du fantasme.

Cas concret : une PME francilienne face à un ransomware « silencieux »

Il y a quelques mois, un cabinet de conseil d’Île‑de‑France, une trentaine de postes, nous appelle en panique. Une employée ouvre un fichier joint, l’antivirus ne bronche pas. Pendant plusieurs jours, un malware chiffre discrètement des dossiers dans OneDrive et un espace SharePoint partagé.

Au bout d’une semaine, les équipes remarquent des erreurs bizarres dans certains documents. Quelques heures plus tard, le chiffrement s’accélère, et un message de rançon apparaît dans plusieurs répertoires. Le prestataire Microsoft 365 assure que la plateforme fonctionne correctement - et c’est vrai. Mais :

  • les versions récentes des fichiers sont inutilisables,
  • la corbeille de OneDrive ne remonte pas assez loin pour certains,
  • personne ne sait exactement depuis quand le chiffrement a commencé.

Heureusement pour eux, ils avaient mis en place une télésauvegarde cloud à cloud six mois plus tôt. On a pu :

  • analyser l’historique des sauvegardes pour repérer la première trace du chiffrement,
  • revenir à un snapshot complet de la veille de l’attaque,
  • restaurer en priorité les espaces critiques (comptabilité, projets clients),
  • documenter l’incident pour l’assureur et pour la direction.

Sans cette sauvegarde, ils auraient perdu des semaines de travail. Avec, ils ont perdu une journée - ce qui est déjà trop, mais c’est la différence entre un gros coup de stress et un sinistre majeur.

Comment auditer votre situation actuelle en 90 minutes

Avant de parler produits, il faut faire ce que la plupart des PME ne prennent jamais le temps de faire : un mini audit informatique focalisé sur vos sauvegardes. En pratique, en Île‑de‑France, on réalise souvent ce diagnostic en une demi‑journée sur site ou à distance. Vous pouvez déjà en amorcer 80 % en interne :

  1. Cartographiez vos applicatifs cloud : Microsoft 365, Google Workspace, CRM, ERP, outils métiers, partage de fichiers, facturation électronique… Listez vraiment tout.
  2. Identifiez les données critiques : comptabilité, RH, production, contrats clients, dossiers techniques, projets en cours.
  3. Vérifiez ce qui est réellement sauvegardé : par qui, où, à quelle fréquence, avec quelle rétention, et surtout qui a testé une restauration dans les 12 derniers mois.
  4. Évaluez votre dépendance : combien de temps pouvez‑vous travailler sans tel ou tel service cloud ? Soyez honnête.
  5. Confrontez tout cela à vos obligations : facture électronique, RGPD, contrats clients, exigences d’éventuelles cyberassurances.

Ce travail‑là devrait figurer systématiquement dans un audit informatique sérieux. S’il n’y est pas, vous savez déjà que le prestataire a regardé plus le catalogue constructeur que vos risques réels.

Définir une vraie stratégie de sauvegarde, pas seulement acheter une solution

Sur un parc de 10 à 100 postes - le cœur de cible des TPE et PME que nous accompagnons en région parisienne - la stratégie de sauvegarde doit être proportionnée, mais claire. Typiquement :

Prioriser les périmètres les plus sensibles

On commence rarement par tout couvrir. On commence par :

  • les données financières et comptables,
  • les documents juridiques et contrats clients,
  • les espaces de travail projet en cours,
  • les briques liées à la facture électronique.

Ensuite seulement, on étend à l’ensemble du tenant, éventuellement par paliers, en fonction du budget et du niveau de risque acceptable.

Articuler sauvegarde cloud à cloud et sauvegarde locale

La force de la télésauvegarde moderne, c’est de pouvoir mixer :

  • une copie locale rapide, pour les restaurations urgentes et volumineuses,
  • une copie externalisée, indépendante, pour les scénarios catastrophes (incendie, vol, ransomware global).

C’est précisément ce que défend la page La Sauvegarde de Données Informatiques du site : automatique, chiffré, redondé, supervisé. Pas une case à cocher, mais un mécanisme vivant, surveillé par des humains.

Intégrer la sauvegarde dans votre gouvernance IT

Si votre « responsable sauvegarde », c’est encore « le gars qui s’y connaît en informatique », vous avez un problème de gouvernance IT. Dans une PME, les sauvegardes doivent être :

  • portées par la direction (qui accepte les coûts et les arbitrages),
  • documentées (procédures simples, accessibles),
  • testées régulièrement (exercices de restauration, scénarios concrets),
  • monitorées par un prestataire d’infogérance capable de réagir vite.

Sans cette chaîne de responsabilité, la plus belle solution cloud à cloud restera un bel objet marketing, jusqu’au jour où vous en aurez besoin pour de vrai.

Ce que les assureurs et les régulateurs regarderont vraiment

Un mot, enfin, sur le couple infernal cyberassurance / conformité. Les assureurs commencent à poser des questions très concrètes :

  • Vos sauvegardes sont‑elles déconnectées logiquement de votre SI principal ?
  • Quelle est votre fréquence de sauvegarde sur les outils SaaS ?
  • À quand remonte votre dernier test de restauration documenté ?
  • Qui est responsable de la supervision et avec quels indicateurs ?

Et demain, avec la facture électronique généralisée, la perte de données de facturation ne sera pas seulement un problème opérationnel : ce sera vu comme un défaut de conformité. Les textes officiels disponibles sur economie.gouv.fr le laissent déjà entendre entre les lignes.

Ne vous contentez plus d’« espérer que Microsoft a une sauvegarde »

On pourrait se rassurer en se disant que « de toute façon, Microsoft a sûrement des backups ». Oui, évidemment. Mais leur objectif, c’est de garantir la continuité du service, pas de rattraper vos erreurs, vos mauvais réglages, ou un malware passé entre les gouttes.

Si vous êtes une PME en Île‑de‑France avec 10 à 100 postes, que vous vivez dans Microsoft 365, Google Workspace ou d’autres solutions cloud, et que vous n’êtes pas capable de répondre clairement à la question « où sont mes sauvegardes, et qui les vérifie ? », vous êtes en train de jouer à la roulette russe.

Le bon point de départ ? Faire un état des lieux honnête avec un acteur qui maîtrise la sauvegarde de données et l’infogérance terrain. Ensuite seulement, choisir la bonne combinaison de télésauvegarde, cloud à cloud et supervision. Vous pouvez déjà vous imprégner de l’approche défendue sur notre page dédiée, puis éclairer votre réflexion avec les autres avis d’experts. Le temps où l’on pouvait se contenter de « faire confiance au cloud » est terminé depuis longtemps - il serait temps que votre stratégie de sauvegarde le rattrape.

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