Passer enfin à la télésauvegarde sans bloquer une PME en Île‑de‑France
Dans beaucoup de PME d Ile‑de‑France, la sauvegarde informatique tient encore sur un disque USB qu on débranche vaguement le vendredi. Tant que rien ne casse, tout le monde fait semblant d y croire. Passer à une telesauvegarde sérieuse sans gripper l organisation, c est précisément le sujet de cet article.
Le vrai problème n est pas technique, il est culturel
Quand on parle de telesauvegarde ou de sauvegarde de donnees Cloud a Cloud, on imagine tout de suite une usine a gaz. En pratique, ce qui bloque le plus souvent, ce n est ni la bande passante ni le budget : c est l inertie.
- On s est habitué au disque USB posé sur le serveur.
- On se rassure avec un NAS dans le local technique.
- On se dit qu un cloud externe sera forcément plus compliqué.
Sauf qu entre‑temps, les ransomwares ont changé d échelle. Cybermalveillance.gouv.fr le répète : les PME sont devenues la cible favorite, justement parce qu elles s imaginent trop petites pour intéresser qui que ce soit.
Et puis il y a une réalité simple : si la personne qui gère encore les sauvegardes part en congés, plus personne ne sait vraiment ce qui tourne. C est là que la telesauvegarde pilotée par un prestataire d infogerance prend tout son sens.
Pourquoi les sauvegardes actuelles des PME ne tiendraient pas 10 minutes face à un sinistre
Le faux sentiment de sécurité des disques USB et NAS
Scénario classique, vu et revu en région parisienne :
- Un serveur de fichiers dans un placard.
- Un NAS « pour faire joli », jamais vraiment testé en restauration.
- Un disque USB pour la sauvegarde « mensuelle » qui traîne sur le bureau du DAF.
Le jour où un ransomware chiffre le serveur et le NAS branché en permanence, tout le monde découvre, trop tard, que la seule copie exploitable est sur un disque datant de trois mois. Autant dire qu en compta, en paie ou en juridique, c est un arrêt de mort.
Le cloud n est pas une sauvegarde, juste un autre stockage
Autre illusion : « tout est dans Microsoft 365 et Google Drive, donc c est sauvé ». Non. Un fichier supprimé volontairement, un compte compromis, une synchronisation malheureuse, et la donnée est perdue. D où l explosion ces dernières années des solutions de sauvegarde Cloud a Cloud, qui copient les donnees de Microsoft, Google ou Dropbox vers un autre espace, totalement distinct.
Microsoft lui‑même l écrit noir sur blanc dans sa doctrine de responsabilité partagée : la disponibilité de vos données, c est votre problème.
Construire une telesauvegarde robuste sans casser la production
1 - Commencer par un inventaire brutalement honnête
Avant de parler logiciels, il faut comprendre ce qu on veut réellement protéger. Une PME en Île‑de‑France typique va découvrir :
- Des serveurs physiques ou virtuels (fichiers, applicatifs Sage, compta, ERP maison).
- Des postes critiques (direction, finance, juridique) contenant encore des données locales.
- Un gros volume de donnees dans Microsoft 365 ou Google Workspace.
- Parfois, un vieux serveur qui ne sert « plus vraiment » mais héberge encore un historique vital.
C est ce travail d inventaire qui permet de définir un plan de sauvegarde cohérent, et pas un patchwork de scripts bancals.
2 - Distinguer sauvegarde locale, telesauvegarde et Cloud a Cloud
Une architecture saine, pour une PME de 10 a 100 postes, ressemble souvent à ceci :
- Sauvegarde locale rapide sur NAS ou disque dédié, pour restaurer vite un fichier effacé ou une VM.
- Telesauvegarde externalisée vers un datacenter français, chiffrée, pour le scénario incendie, vol, inondation, ransomware.
- Sauvegarde Cloud a Cloud pour la messagerie, OneDrive, SharePoint, Google Drive, afin de se protéger des erreurs humaines et des comptes compromis.
C est exactement l esprit de la page La sauvegarde de donnees informatiques d EPX Informatique : automatique, chiffree, redondée, supervisée. En clair, on ne mise plus sur un seul maillon fragile.
3 - Paramétrer des sauvegardes qui respectent la vraie vie des utilisateurs
La pire erreur consiste à lancer des sauvegardes complètes tous les soirs à 18h, sans se demander ce qui se passe réellement dans l entreprise. Dans beaucoup de PME d Ile‑de‑France, la production se termine bien plus tard, ou au contraire la nuit est le moment des traitements lourds.
Un bon plan de telesauvegarde doit répondre à quelques questions simples :
- A quelles heures avons‑nous besoin de toute la bande passante pour le travail quotidien, la téléphonie IP, la visioconference ?
- Quels serveurs peuvent être sauvegardés en journée, en mode bloc incrémental, sans gêner personne ?
- Quelles données nécessitent un point de restauration toutes les heures, et lesquelles se contentent d une sauvegarde quotidienne ?
On arrête donc les réglages « par défaut » et on colle aux usages réels. C est là que l infogerance fait gagner du temps : croiser technique et métier, ce n est pas du luxe, c est juste nécessaire.
Supervision hebdomadaire: la différence entre une sauvegarde théorique et une vraie assurance vie
Beaucoup de solutions cloud promettent une « automatisation totale ». En pratique, toute personne qui a déjà restauré un serveur un dimanche soir sait que cela ne suffit pas.
Les alertes silencieuses que personne ne lit
Une sauvegarde qui échoue une nuit, ce n est pas dramatique. Une sauvegarde qui échoue pendant trois semaines sans que personne ne réagisse, c est une faute professionnelle.
La philosophie d EPX Informatique sur la telesauvegarde est assez claire : automatiser le maximum, mais garder une supervision humaine hebdomadaire. Quelqu un doit réellement ouvrir les rapports, vérifier les volumes, regarder les messages d erreur. Sinon, le jour J, on découvrira que la sauvegarde ne tenait plus depuis longtemps.
Tester régulièrement la restauration, pas seulement la sauvegarde
Dernier point, et il est systématiquement oublié : on teste la sauvegarde, jamais la restauration. Une fois par trimestre, il devrait être obligatoire de :
- Restaurer un fichier au hasard, datant de plus d un mois.
- Simuler la perte complète d un serveur et restaurer une VM sur une plateforme de test.
- Récupérer une boîte mail complète depuis la sauvegarde Cloud a Cloud.
Ce n est pas du luxe, c est du réalisme. D ailleurs, l ANSSI le rappelle dans ses guides : un plan de reprise n existe pas tant qu il n a pas été testé.
Cas concret: une PME en Île‑de‑France qui a décidé d arrêter de jouer avec le feu
Cabinet de conseil d une quarantaine de postes, proche de Paris. Avant projet :
- Un NAS vieillissant, relié en Ethernet 100 Mb.
- Des comptes Microsoft 365 sans sauvegarde externe.
- Un disque USB « pour la route », jamais testé.
En trois semaines, sans arrêter la production :
- Inventaire du parc et des données critiques, en s appuyant sur la méthode d inventaire informatique déjà formalisée.
- Mise en place d une telesauvegarde Oodrive pour les serveurs et fichiers partagés.
- Activation d une sauvegarde Cloud a Cloud pour Microsoft 365 (boîtes aux lettres, OneDrive, SharePoint).
- Plan de restauration documenté, avec un scénario central : panne totale du serveur de fichiers un lundi matin.
Deux mois plus tard, un utilisateur supprime par erreur un répertoire complet de projets dans Teams. Plutôt que de paniquer, on restaure le tout depuis la sauvegarde Cloud a Cloud en moins d une heure. Personne ne parle de miracle ; c est juste ce qui aurait dû exister depuis le début.
Et maintenant ? Cesser d attendre le premier vrai crash
La plupart des dirigeants de PME d Ile‑de‑France savent très bien que leur sauvegarde est bancale. Ils espèrent juste que la réalité attendra encore un peu. Elle n attend jamais.
Mettre en place une telesauvegarde sérieuse, redondée, supervisée, ce n est pas un projet démesuré. C est un chantier de quelques semaines, à condition d être bien accompagné, avec une équipe qui a l habitude de jongler entre serveurs, cloud, Sage, messagerie, télétravail et contraintes métiers.
Si vous avez le moindre doute sur la solidité de vos sauvegardes actuelles, le minimum vital consiste à demander un audit rapide de votre parc et de vos pratiques de securite. Les équipes d EPX Informatique peuvent intervenir en région parisienne et à distance, dans le cadre de leur offre d infogerance de parc informatique et de sauvegarde de donnees informatiques. L idéal est toujours de s y mettre avant le premier vrai crash, mais ce n est jamais trop tôt.